Non, il ne s’agit pas que d’un exercice de prononciation, ici, Tata est un pilier industriel, véritable religion de la technologie qui s’incarne au quotidien dans les téléphones portables, les télévisions (instrument phare de la vie indienne), les voitures bien sûr, et les bus locaux. Si pas mal de femmes ici ont du poil au menton, la Tata, elle, porte haut son emblème et l’on ne saurait la lui enlever.
Tata est un pilier de l’industrie indienne, et illustre la façon dont cette société polymorphe sait s’adapter aux changements ultra rapides dus pour la plupart à la mondialisation. Car si même les rickchawalas eux-mêmes ont quelques fois des vieux téléphones, tout le monde ne se paie pas une voiture, loin de là. Celle-ci est donc un luxe réservé aux classes les plus riches, et notre bon monsieur de La Fontaine peut encore s’appliquer ici, sur les routes indiennes, véritable réseau et faisceau de transports de tous types, nœud gordien de l’économie indienne : La raison du plus fort est toujours la meilleure. Ici, cela se compte en volume. Le plus gros est toujours celui qui passera le premier, quelle que soit la configuration du trafic et la carrure des de la bestiole, malades ou non de la peste. Les indiens se vantent d’être les rares au monde que la crise actuelle ne touche que très peu. Et en effet, le commerce et l’économie indiens sont florissants, mais cela n’apparaît que dans les journaux. En effet, le quotidien montre d’énormes transporteurs routiers et camions de tous poils, et l’on se demande comment une organisation raisonnable et rationnelle est-elle possible…je crois donc que l’organisation indienne est de n’en pas avoir, en apparence ! Beaucoup de choses n’ont pas besoin d’explication, elles doivent juste être vécues, telles quelles. Les camions sont tous peinturlurés avec des motifs en volutes et des couleurs vives. Les camionneurs européens devraient faire la même chose…ne serait-ce que pour plaire aux personnes qui travaillent aux péages glauques des autoroutes rectilignes, propres et grises et avec tout ça sombres et encore droites, et pas rigolotes pour un sou les autoroutes. Ici, c’est tout le contraire, la vie n’est jamais monotone et surtout pas monocorde. Non ! Les klaxons intempestifs se chargent de rappeler au conducteur qui s’endormirait au volant sans casque ou bien sur sans ceinture que quelqu’un est devant, derrière, à côté, ou juste qu’il y a une blanche qui passe, alors les regards sont bien sûr soulignés par le pouèèèèt ! D’ailleurs, derrière les rickchaws et les camions est écrit « please horn »…le message est clair, et si Tata ne sait pas où tourner du guidon, tonton se chargera de le lui rappeler…au hasard de la circulation. Tata a subit mais maintenant Tata renchérit, marchande et va de l’avant, au poil, mais sans piles, pile-poil, donc. Et pouèt.
mercredi 11 novembre 2009
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Poeut pouet !
RépondreSupprimerhe béh
oups, erreur de manip, commentaire coupé. je reprends :
RépondreSupprimerhé béh, le reflet de la culture indienne sur les routes !
meme aux champs élysées on doit loin de ça !
Quoi de plus normal qu'Adrien et moi laissions un commentaire quand tu nous écris une news sur 'Tata'... ;-)
RépondreSupprimerJ'espère que tout se passe bien, disons 'normalement' pour toi...
Bises du 6e...
Plus que 10 jours.... Raz le bol des bucherons et de la neige...
RépondreSupprimerHey Tando, tu mets plus à jour ton blog...Je suis en manques d'infos :)
RépondreSupprimerQu'est-ce que tu deviens?
DesBiz
Bémolle