Ensuite, des vendeurs de fruits et légumes hurlent les prix et la qualité de leurs produits, selon les tarifs affichés de la bourse alimentaire située à Mumbaï. Les odeurs embaument, on ne sait que choisir, et le vrai régal, c'est qu'ici on ne marchande pas, donc on ne se fait pas avoir, et il faut avouer que marchander pour tout est fatiguant à la longue.
Une idée de liste de courses: tomates (tamatar), 20 roupies le kilo (bis roupia, ek kèiji: le mot kilo a été repris de l'anglais, et hindinisé!!)
pommes de terre (aloo), 20 Rs/kg
1 gobi (chou fleur), 15 roupies
1 kg de palak (épinard en feuilles...bohot swadish he!...délicieux!), 30 roupies.
Les fruits par contre sont beaucoup plus chers, les pommes de Shimla (montagnes de l'Hymachal Pradesh) coutent 60 roupies le kg, et les bananes 40 roupies les 12, alors que dans le sud, c'est 2 roupies la banane!
Les gens qui vont faire leur marché prennent leur temps, il y a très peu de jeunes, car ce sont les mères de famille ou éventuellement les pères qui se chargent de cette tâche...autant dire que je fait tâche au milieu de ce Ce moment est toujours un bonheur, on hésite entre deux sortes de gingembre pour préparer le thé traditionnel (tchaï), et l'on discute avec le vendeur de la qualité de l'épinard en branches. Bref, vous l'aurez compris, c'est le seul endroit de Chandigarh que je regretterai, tant les odeurs que les couleurs.
J'y vais souvent le soir, car il y règne une ambiance magique, chacun sort une petie lampe pourrie, et l'on entend tinter les balances manuelles, entre deux cris rauques...un délice pour les papilles et les sens!
Le Penjab est une des régions les plus riches de l'Inde, grâce à son agriculture notamment, et les sikhs sont de grands propriétaires terriens, ceux qui gèrent et s'imposent la plupart du temps comme les patrons, que ce soit dans la vie politique, économique, mais aussi dans leur façon de se comporter. En effet, ils en imposent avec leur turban!